vecun degré de plus, la face de la Terre changerait radicalement. La sécheresse toucherait certaines régions du globe quand d’autres seraient soumises à des inondations. Les zones les plus prospères des Etats-Unis se transformeraient en désert ; vignes et oliviers de Toscane seraient exploités en Grande-Bretagne.
Avec deux degrés de plus, c’est tout le système marin qui serait perturbé. Le processus d’absorption du CO2 par les océans se ferait moins bien : l’eau deviendrait acide, provoquant la disparition des récifs coralliens tropicaux et, avec eux, de quelques 500 000 espèces essentielles au bon fonctionnement des océans et du monde.
Avec trois degrés de plus, la machine commence à s’emballer. La banquise et la neige ne seraient plus qu’un vieux souvenir, une savane aride remplacerait la forêt amazonienne, poumon de notre planète. A ce niveau c’est tout le processus de photosynthèse qui serait perturbé : les plantes retiennent l’oxygène et rejettent du CO2, un phénomène constaté notamment lors de la canicule qui a touché l’Europe en 2003. Une libération de carbone qui provoquerait la hausse d’un degré supplémentaire et amplifierait des phénomènes comme El niño et son lot de tempête, d’ouragan et d’inondations.
Un scénario digne d’un film catastrophe !
Avec quatre degrés de plus, l’équilibre naturel est menacé. A ce stade les prévisions sont encore plus spéculatives et pessimistes. L’eau se ferait de plus en plus rare, les plus grands fleuves du Monde s’assécheraient, rendant certaines régions inhospitalières et provoquant les migrations massives de réfugiés climatiques.
Avec cinq degrés de plus, la machine ne fonctionne plus. Les océans meurent, les déserts avancent inexorablement et les catastrophes naturelles se multiplient.
Avec six degrés de plus, le scénario devient apocalyptique et prévoit l’extinction de toutes les espèces vivantes.